«La Parole de Dieu est un tout indissoluble : toutes ses parties s’intègrent les unes aux autres et sont nécessaires à l’ensemble». (J.H Alexander)
Je suis toujours étonnée lorsque j’entends dire que l’Ancien Testament, c’est dépassé. S’il est vrai que nous sommes maintenant dans la «Nouvelle Alliance», cette dernière se trouve construite sur l’Ancienne. «Ne croyez pas que je suis venu pour abolir la loi ou les prophètes, a dit Jésus dans Matthieu 5 :17, mais pour l’accomplir».
Une promesse a été faite à Abraham, puis transmise à Isaac et Jacob, lors de sa vision de l’échelle en Genèse 28. «Ta postérité, lui dit le Seigneur, sera comme la poussière de la terre… et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. Voici, je suis avec toi…et je te ramènerai dans ce pays; car je ne t’abandonnerai point que je n’ai exécuté ce que je te dis».
Donc, ce que Dieu a promis à Abraham, Isaac et Jacob, c’est une nombreuse descendance et un pays. Dieu est un Dieu d’alliance. Sa promesse envers Jacob, dont il changea plus tard le nom en celui d’Israël, est irréversible et éternelle.
Comme Jésus devait descendre de la tribu de Juda, le quatrième fils d’Israël (Jacob), Satan, ennemi de Dieu, devait étouffer la nation Juive avant que ne paraisse le rameau Juif, Jésus, qui allait sauver le monde perdu depuis qu’Adam et Ève avaient choisi de désobéir à Dieu dans le jardin d’Éden. Jésus, descendant de David, est Juif. Toute sa lignée est Juive comme on le voit dans le premier chapitre de Matthieu et dans le troisième de Luc. Sous la main d’Hérode, Satan a tenté de l’éliminer dès sa naissance à Bethléem.
Partout dans l’Ancien Testament et dans l’histoire, le peuple Juif a été visé par Satan pour devenir l’objet de la «solution finale». Entre autres, lors de l’exil en Égypte, où l’on devait jeter les bébés Juifs dans la Nil, mais que l’un d’eux, Moïse, fut récupéré par la fille même du Pharaon. La fête du Pourim, qui vient juste d’être célébrée, est une commémoration de la délivrance d’un génocide préparé par un ennemi de longue date du peuple d’Israël. Il s’appelait Haman; ministre et bras droit du roi Assuérus, dans l’ancienne Perse devenue Iran en 1935. Une nation préservée par le courage d’une illustre reine qui s’est levée afin d’intercéder en faveur de son peuple auprès du roi. On retrouve ce récit dans le livre d’Esther. Au début du 20ème siècle, lors de la seconde Grande Guerre, Hitler avait préparé pour ce peuple la «solution finale». À chaque fois qu’on a tenté d’éteindre la nation, Dieu est intervenu et a toujours conservé un reste. À maintes reprises, Israël a dû subir l’exil et c’était voulu de Dieu à cause de ses nombreuses désobéissances. Mais il n’a jamais rejeté son peuple avec qui il a fait alliance. Ça me fait sursauter aujourd’hui, quand j’entends dire que Dieu en a terminé avec Israël.
Lors de son entrée triomphale à Jérusalem, les Juifs auraient dû reconnaître que Jésus était vraiment le Messie qu’ils attendaient. Car ils connaissaient très bien la prophétie de Zacharie 9:9, écrite 6 siècles auparavant. Mais ils ne l’ont pas reçu. Jésus pleura sur Jérusalem en disant : «Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes et vous ne l’avez pas voulu. Voici, votre maison vous sera laissée déserte; car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur» (Matthieu 23 :37-39).
À plusieurs reprises, dans l’Ancien Testament, il est écrit que Dieu a choisi un lieu pour y faire résider son nom, et ce lieu, c’est Jérusalem : (Deutéronome 12 :11; 2 Chroniques 7 :16; Ézéchiel 48 :35; Esdras 7 :12), etc. Ma lecture ce matin, résumée dans mes «pages du matin», portait sur le chapitre 12 du livre de Zacharie, dans l’Ancien Testament. Au tout début, Dieu se présente comme «Celui qui a étendu les cieux et fondé la terre et qui a formé l’esprit de l’homme au-dedans de lui». Il souligne que «Jérusalem sera une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour»…«En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront meurtris. Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle» (Zacharie 12: versets 2,3 et suivants). N’est-ce pas ce qu’on commence à voir à l’horizon en ce moment? «Jérusalem restera à sa place, à Jérusalem», est-il écrit au verset 6.

«En ce jour-là, l’Éternel protégera les habitants de Jérusalem» (verset 8). « Alors, je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront le regard vers moi, CELUI QU’ILS ONT PERCÉ. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. En ce jour-là, le deuil sera grand à Jérusalem» (verset 11).
Dans Romains 11 :25-28, l’apôtre Paul a écrit «qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des Gentils (non Juifs) soit entrée (sauvée). Et ainsi, tout Israël sera sauvée selon qu’il est écrit. Le Libérateur viendra de Sion et il détournera de Jacob les impiétés. Et ce sera mon alliance avec eux…En ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel».
Non, Dieu n’en a pas terminé avec Israël. Comme il n’en a pas terminé avec nous. Nous vivons des temps prophétiques. Et ce qui se passe aujourd’hui, ce déversement de haine qu’on voit partout ne va pas s’atténuer. C’est même un signe de la fin des temps, comme il est écrit. Le désir absolu de l’ennemi est d’empêcher que Jésus revienne en posant ses pieds à Jérusalem (Zacharie 14:4) pour enfin établir son règne sur terre.
Maranatha, Seigneur Jésus.
Nellie
Tu as raison, Cécile, la Bible est un tout, cohérent du début à la fin. L’Ancien Testament explique le Nouveau Testament, et à l’inverse, le Nouveau Testament permet de mieux saisir l’Ancien Testament.
Les liens que tu fais entre les deux sont intéressants et témoignent d’une bonne connaissance des Écritures.
Cécile
Merci Nellie. Et ça démontre que toi aussi tu as une solide connaissance des Écritures. J’ai beaucoup de reconnaissance envers ceux qui nous ont dispensé un enseignement solide dès le début, lorsque nous sommes venues, presque en même temps, à la découverte de la Bible et de notre merveilleux Sauveur.